Bouddhisme, les prémisses

Le canon Pali constitue l’une des plus anciennes références au Dharma bouddhiste. En effet, la tradition bouddhiste a été durant mille ans transmise de façon purement orale. Le corpus des sutras est également à la base d’une doctrine. Le Bouddha n’a pas fondé une religion, il en est simplement à la source. Il y a une vingtaine d’écoles bouddhistes anciennes.

En commun : la souffrance, la cessation de la souffrance et le chemin pour y parvenir. Les 4 sceaux sont l’impermanence, la source de la souffrance, le non-soi des êtres et des phénomènes (comme l’eau d’une rivière n’a pas d’être constant), le nirvana est l’extinction de la souffrance. L’interdépendance, mieux nommée coproduction conditionnée des phénomènes est la marque déposée du bouddhisme. Le karma est un cas particulier de cette coproduction conditionnée appliquée à un être particulier.

Les phénomènes n’ont pas d’essence, mais ne sont qu’un flux de manifestation. Ce sont des productions de l’esprit qui crée toute chose.

Les stoïciens savaient déjà que notre souffrance est due à notre représentation du monde et de notre esprit. Libérons-nous de cette représentation et nous serons libres de la souffrance.

Demeurer dans l’inconditionné, tel est le nirvana. L’éveil à la véritable nature des phénomènes. C’est l’omniscience dans le sens bouddhiste.