Tony Parsons : le secret ouvert

Tony Parsons le secret ouvert

Partage de l’Être intemporel

Le mot sanskrit « Advaita » pointe en direction de ce dont on ne peut parler. Il met en lumière l’inanité de l’idée qu’il puisse exister quelque chose qui soit séparé de quelque chose d’autre nommé unicité. La simplicité de ce message est une menace directe pour le chercheur apparent. À ce titre, il est rejeté par « l’esprit gourou » en quête d’états à conquérir… Tranquillité, silence, félicité ou conscience apparaissent au sein de l’hypothétique rêve de séparation pour disparaître à nouveau comme du sable s’écoulant d’entre les doigts.

Mais l’Être est la seule et unique constante qui jamais ne vient ni ne va. Étant tout et rien à la fois il ne peut être gagné ou perdu, donné ou reçu, approché ou esquivé.

Voir ces mots, entendre des sons, éprouver des sensations, avoir des émotions, des pensées… la chose même du jaillissement vital sans borne qui est l’essence de l’Être … indéfinissable, inconnaissable, au-delà de toute description et cependant emplissant toutes les parties de l’existence.

Ce message clair et simple parle d’une perception révolutionnaire qui ruine toutes les notions traditionnelles et jusqu’aux enseignements contemporains tournés vers le devenir et vers une transformation en quelque chose de mieux ou de différent. Son pouvoir d’illumination tient à la vibrante énergie du jaillissement vital inhérente à la merveille et la libération d’Être simplement.

Il ne réclame aucun effort et ne requiert aucun niveau. Étant intemporel, il n’implique ni chemin, ni obligation, ni dette à régler. Lorsque ceci est entendu et que la confusion n’est plus, la contraction de la lutte incessante pour « obtenir quelque chose » tombe, et l’énergie une, constante et sans limite d’être vie est célébrée en tant que tout ce qui est.

Tony Parsons – Oct 2006

Plus d’infos : le site de Tony Parsons

Tony Parsons « Tout ce qui est » (Ed Accarias, L’Originel) Extraits

Ce moment-ci, ici même, est tout ce qui est. Dans ces corps/mental, une vue claire s’opère à chaque instant: il y a simplement un voir. Mais quelque part dans l’esprit il y a cette idée – et c’est tout le drame – qu’il y a quelqu’un opérant cette vision. C’est toute la subtilité et l’évidence de la chose.

Lorsque se produit l’éveil (comme cela arrive maintenant très souvent), ce que les gens disent plus que toute autre chose est que ce qui est vu à présent est absolument évident. Tellement évident. C’est étroitement accolé à ce que vous vous imaginez qui se passe en ce moment. Vous pensez que vous me voyez – en fait tout ce qui se produit en réalité est qu’il y a un voir, vision de moi qui survient, ou de quoique ce puisse être. La différence entre éveil et pas d’éveil -entre voir et ne pas voir- est simplement la reconnaissance qu’il n’est personne là. Il n’y a aucun « moi ».

Si vous voulez, vous pouvez fermer les yeux et vous mettre en quête du « moi ». Ce qui surgit à la conscience sont des sensations. Il peut y avoir des sensations dans le corps, des pensées … Peu importe ce qui surgit – un « moi » ne peut être trouvé là-dedans. Cherchez donc « moi » – il n’est pas possible de trouver une localisation fixe, un point fixe qui soit « moi ». Où est votre « moi » ? Continuez à chercher « moi » et tout ce que vous trouverez en fait, sont des sensations, sensations corporelles, conscience du corps, conscience de la pensée « je ne peux trouver ‘moi’ « …

Et la chose étrange est que ce qui cherche « moi » est ce que vous êtes. Vous êtes celui qui cherche. Ce que vous êtes est unicité. L’unicité est ce qui voit, ce qui voit toute chose. L’unité est tout et voit tout comme étant elle-même. Tout ce qu’il y a, c’est que d’une façon ou d’une autre nous nous sommes mis en quête de quelque chose d’autre, quelque chose de personnalisé, un objet nommé illumination. Quelque chose qui se trouve là-bas au loin et qui devrait nous tomber du ciel et nous emplir d’une énergie nouvelle ; quelque chose qui surgit et s’ajoute à nous.

En fait, ce que nous cherchons, c’est la perte de l’idée d’un « moi ». Il s’agit simplement de la perte de l’identité personnelle -qui ne fut, de toute façon, jamais une réalité. Nous sommes en quête de la perte d’une irréalité. Tout tombe et dans un sens le « moi » est tout. Nous sommes des riches essayant de trouver le royaume des cieux. Tout le temps où il y a un « moi  » qui chérit des concepts sur lui-même, sur l’importance de la vie et l’importance d’atteindre l’illumination, nous sommes des gens riches.

Et tout cela tombe et il ne reste plus rien outre la vision de ceci : simplement une claire vision des sensations, de la vie apparemment en marche. Cette claire vision ne vient de nulle part. C’est comme s’il n’y avait personne là pour voir la vie se dérouler. Sans aucun sentiment que ce qui se passe a besoin d’être changé, pour le meilleur ou pour le pire. Sans aucun jugement, ou une quelconque idée que tout cela va quelque part. Et au delà de la vision claire réside l’unicité.

Ce que vous cherchez est déjà là. Ce que vous cherchez est déjà ceci. En fait, tout votre vie il y a eu claire vision. Ce qui recouvre cela est l’identification, comme s’il y avait un « voyant » séparé. Et ce voile est aussi divin.

Il s’agit simplement d’un glissement de la perception de cela à ceci. C’est parfaitement simple, parfaitement direct et disponible. L’illumination est tout à fait disponible. La lumière est tout ce qui est . Toutes ces idées que vous avez de grimper au sommet d’une montagne et de vous mettre à méditer pendant vingt ans, en renonçant au désir …. l’éveil n’a rien à voir avec tout ça. La lumière est tout ce qui est. Il n’est rien qui ait besoin d’être fait, simplement parce qu’il s’agit seulement de la vision de ceci.Qui a besoin de faire quoique ce soit à ce propos? Il y a toujours ceci. Il n’y a jamais que ceci. Où que vous alliez, il n’est que ceci.

N’adoptez pas l’idée que l’éveil ne peut se produire que dans le cas de gens ayant été intensément en recherche durant des années. Il y a pas mal de gens, à la fois ici en Angleterre et aussi en Hollande, qui n’ont jamais suivi une voie quelconque, jamais déployé d’effort ou ne se sont jamais intéressés de quelque façon que ce soit à l’éveil, et chez qui cela s’est produit.

Le mystère de comment la quête prend fin –chez ceux qui font preuve d’un engagement intense comme chez ceux qui se sentent moins concernés –est tout simplement  insoluble.

(…)

l’éveil n’arrive à personne, la réalité de la chose est que l’éveil n’arrive à personne. Les gens semblent jouer à la loterie, ils semblent faire quelque chose et gagner mais personne ne fait « devenir éveillé ».

De toute façon, que vous ayez dans l’idée qu’il s’agit d’une loterie ou pas, que faire? Si vous pensez que c’est une loterie, alors vous pensez que c’est une loterie. Après que cela soit arrivé, vous vous apercevez que cela n’a rien d’approchant avec le fait d’être une loterie, ou quelque chose qui vous arrive à vous.

— Si vous êtes dans la vision claire et l’absolue conscience, en tant que conscience absolue vous pourriez éveiller qui vous voulez.

— Oh non, pas du tout. Il n’est aucun moyen par lequel qui que ce soit puisse déclencher l’éveil de quelqu’un d’autre parce que personne n’est éveillé.

Si bien que vous ne pouvez faire qu’une autre personne s’éveille. Tout ce dont il s’agit est de lâcher le chercheur, et personne d’autre ne peut le faire faire à autrui. Vous pouvez toujours leur dire qu’il n’y a rien à chercher, mais ils ne vous entendent absolument pas, cela, je l’ai bien remarqué!

(…)

Il n’est rien là-bas qui dise : « vous serez illuminé », car il n’est personne qui sera jamais illuminé. Vous êtes illumination –vous êtes cela. Ceci est cela. Et il y a simplement une idée que ceci n’est pas cela. Quand cette idée s’évanouit, ce qui est là, constant, est vu, par personne.

A visionner : Tony Parsons, meeting à Amsterdam en 2013 :