Seule la vision demeure (Osho)

seule la vision demeure (osho)

Seule la vision demeure.

 

Ce que l’homme appelle “l’univers” n’est pas la limite de l’existence, ce n’est que la limite de ses sens.

Au-delà de ses sens s’étend l’infini. Cette étendue illimitée ne peut jamais être atteinte par les sens, car les sens ne perçoivent qu’un fragment, une partie.

Et, ce qui est illimité, infini, ne peut pas être sujet à la fragmentation, à la division.

 

 

Aucun moyen limité ne peut mesurer ce qui est illimité. Ce qui est illimité ne peut être saisi que par l’illimité.

Et ceux qui l’ont connu ne l’ont pas connu par leur sens ou leur intellect : ils l’ont connu en devenant eux-mêmes illimités.

Ceci est possible, car en l’homme apparemment  insignifiant et limité, l’illimité est aussi présent.

L’homme ne se limite pas aux sens, il n’est pas que ses sens.

Il s’étend dans des dimensions au-delà de ses sens. Ce qu’on voit est son point de départ, mais pas la limite de sa fin.

Il est invisible : l’invisible réside dans la circonférence du visible.

 

Si un homme réalise l’invisible en lui, il réalise l’univers entier.

Toutes les divisions, tous les fragments sont reliés au visible.

L’invisible est non-fragmenté – l’un et le multiple sont semblables. Et c’est pourquoi en atteignant l’Un, le tout est atteint.

Mahavira a dit : «  Celui qui a connu l’Un a connu tout. » Ce Un est à l’intérieur. Ce Un est celui qui voit, non ce qui est vu.

C’est pourquoi les yeux ne sont pas les moyens de la réalisation, la voie est de fermer les yeux.

Fermer les yeux c’est se libérer du visible. Si le visible apparait même devant les yeux fermés, sachez que c’est comme si les yeux étaient ouverts.

Si le visible n’apparait pas, les yeux peuvent être ouverts, mais c’est comme s’ils étaient fermés.

 

Quand rien n’est vu et que seule la vision demeure, celui qui voit apparait.

 

La vision où l’on voit celui qui voit est la juste vision.

 

Sans juste vision, l’homme est aveugle. En ayant des yeux, il ne voit pas.

C’est la juste vision qui voit – l’œil véritable, l’œil qui est au-delà des sens.

Alors les frontières disparaissent, les lignes de division ne sont plus, et ce qui est, Brahman – l’étendue sans commencement et sans fin – est atteint.

Cette réalisation est libération, car toute limitation est une servitude, toute limitation est dépendance.

 

Aller au-delà  des limitations, c’est devenir libre.