Ramana Maharishi

Ramana Maharshi. 

A seize ans, l’adolescent futur Ramana Maharshi fut saisi par l’angoisse de la mort. Il s’allongea à même le sol : qu’est-ce qui se passe quand on est mort ? Le corps meurt, les pensées aussi… Que reste-t-il, enfin ? La réponse Absolue le saisit et ne le quitta plus. Pas de technique, pas de yoga, seulement cela : Vous êtes le Soi, Absolu. Vous êtes déjà Absolu. Alors pourquoi continuer à faire comme si vous étiez mortel ?Pendant la première moitié du XXème siècle, son enseignement est un phare éblouissant pour l’humanité. Encore aujourd’hui, ses préceptes universels demeurent adaptés à tous les hommes, qu’ils soient engagés dans le monde des affaires ou qu’ils vivent retirés dans quelques jungles… Tous autant que nous sommes pouvons répondre à sa présence intérieure silencieuse. La forme physique est sans importance, disait le Maharshi avant de quitter son corps. C’est la présence absolue qui compte, laquelle ne meurt pas et demeure en chacun.Il ne considérait pas avoir de disciples. Il n’y a qu’un seul gourou : l »Absolu à l’intérieur (et partout) de chaque coeur(rhidaya=centre). « Certains se disent mes disciples, je ne peux ni le confirmer, ni l’infirmer ; pour moi tous les hommes sont les mêmes. »

 

 

L’Evangile de Ramana Maharshi. (extraits)

 

Le contrôle du mental

D. D’autres pensées se lèvent avec plus de force quand on essaie de méditer !M. Oui, toute sorte de pensée se lève dans la méditation. Ce n’est que juste ; ce qui est caché est débusqué. A moins que cela ne sorte, comment cela pourrait-il être détruit ? Les pensées se lèvent spontanément, comme cela se peut, mais seulement pour être éteinte et finalement renforcer l’esprit.

D. Comment un mental rebelle peut devenir calme et tranquille ?

M. Soit voyez sa source de façon à ce qu’il disparaisse, ou soumettez vous de sorte qu’il soit terrassé. La soumission au Soi est identique à  la connaissance du Soi, et chacune d’entre elles nécessite le self-control. L’ego se soumet seulement quand il reconnaît un pouvoir supérieur.

D. Comment le Guru est-il trouvé ?

M. Le Guru, qui est immanent, dans sa Grâce, prend pitié du dévot et se manifeste à lui suivant son développement. Le dévot pense que le guru est un homme et aspire à une relation entre deux corps physique. Mais le guru, ou le Soi incarné, travaille de l’intérieur, aide l’homme à voir les erreurs dans ses manières d’avancer et le guide sur le bon chemin jusqu’à ce qu’il réalise le Soi au-dedans de lui.

D. Comment puis-je obtenir grâce ?

M. La Grâce est le Soi. Ceci n’a donc pas à être acquis, mais seulement à savoir que cela existe. Le soleil n’est que clarté. Il ne voit pas l’obscurité. Pourtant vous parlez d’obscurité fuyant à l’approche du soleil. Tout comme l’ignorance du dévot, tel le fantôme de l’obscurité, s’évanouit à la vue du Guru. Vous êtes entourés de lumière solaire, cependant, si vous vouliez voir le soleil, vous devrez vous tourner dans sa direction et le regarder. Il en est de même pour la Grâce qui dépend de votre juste approche bien qu’elle soit déjà ici et maintenant.
(…)

Le travail et la renonciation

D. Le travail souffre si je ne porte pas mon attention à lui.

M. Porter son attention au Soi signifie porter son attention au travail. Du fait que vous vous identifiez au corps, vous pensez faire vous -même le travail. Mais le corps et ses activités, travail inclus, ne sont pas distincts du Soi. Qu’est-ce que cela fait que vous soyez attentif à votre travail ou pas ? Supposez que vous alliez d’un endroit à un autre : Vous ne faites pas attention aux marches que vous empruntez. Cependant, vous vous retrouvez à l’arrivée quelque temps après. Vous voyez comment la marche peut se faire sans y faire attention. Il en est de même pour les autres types de travail.

D. C’est comme si on marchait en rêve.

M. Comme du somnambulisme ? Tout-à-fait. Quand un enfant s’endort vite en tétant sa mère : l’enfant mange la nourriture aussi bien que s’il était éveillé. Mais le matin suivant, il dit à sa mère, « Maman, je n’ai pas assez mangé la nuit dernière ! » Sa mère et les autres savent qu’il a assez mangé, mais il dit qu’il n’en fut pas ainsi par manque de conscience. Pourtant l’action a continué.
(…)
Le mental du sage qui a réalisé le Soi est entièrement détruit. Il est mort. Mais à l’observateur extérieur, ce sage peut sembler posséder encore un mental de laïc. Dès lors le « Je » du sage a presque une réalité apparente objective ; en fait, n’importe comment, il n’a ni existence subjective, ni réalité objective.

Deuxième livre

La recherche de Soi.

D. Mais n’est-il pas comique que le « je »cherche le « je »? Est-ce que la formule « Qui suis-je » ne  devient-elle pas en définitive vide de sens ? Ou vais-je me poser cette question « qui suis-je » sans fin, comme la répétition d’un mantra ?M. La recherche de Soi n’est certainement pas une formule vide ; et c’est plus que la répétition d’un mantra. Si la recherche « qui suis-je » n’était qu’un vaine question mentale, elle ne serait pas de grande valeur. Le but de cette recherche de Soi est de concentrer l’esprit entier sur sa source. Ce n’est plus alors le cas d’un « je » à la recherche d’un autre « je ».
Encore moins la recherche de Soi n’est -elle pas une formule vide car elle implique une intense activité de l’esprit dans son entier pour demeurer stablement dans la pure conscience de Soi.
La recherche de Soi le moyen le plus infaillible, le plus direct, pour réaliser l’inconditionné, l’Être Absolu que vous êtes en réalité.

 


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